TALITHA











 


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Cette anthologie des écrits de Mouny Berrah, la plus importante critique de cinéma en Algérie, regroupe pour la première fois les articles, analyses théoriques et entretiens qu’elle a menés pendant plusieurs décennies (1977-2000) sur la télévision et les cinémas algérien, maghrébin, arabe et mondial. 

Sociologue de formation, sa cinéphilie est indissociable de sa fréquentation assidue de la Cinémathèque algérienne dès les années 1960. En plus de ses nombreux articles parus aux 2 Écrans, revue algérienne de cinéma et de télévision (1978-1983) dont elle était la co-rédactrice en chef, ce recueil propose aussi un aperçu de ses écrits sur la culture et les arts parus dans d’autres périodiques algériens, des textes inédits, ainsi que ses essais parus dans la revue française CinémAction sur le cinéma au féminin, le cinéma maghrébin, ou sur le cinéma d’avant-garde, entre autres.







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Machines à dormir est un livre composé par Wiame Haddad, Léa Morin et Montasser Drissi. Il se déploie à partir de la photographie de Wiame Haddad À propos d’une chambre occupée (vision d’une soirée d’octobre 1961) et de photogrammes de chambres — comme espaces de colères et de luttes — tirés de films militants des années 1960 et 1970. Il présente des archives et des documents des grèves des loyers et des mobilisations antiracistes des années 1970 (Sonacotra, Mouvement des travailleurs arabes), associés aux regards engagés de Jean-Louis Boissier, Monique Hervo et Élie Kagan sur le mal-logement. Il procède par collage, démontage, remontage, avec, aussi, des manifestes et des témoignages de Madeleine Beauséjour, Michèle Acquaviva-Pache, François Maspero et Med Hondo.
S’y mêlent les contributions de Samia Henni, Victorine Grataloup, Hajer Ben Boubaker, Léa Morin et Philippe Artières.












      

1976. Un texte féministe de libération.

De son parcours de militante et son vécu de cinéaste, Heiny Srour révèle les maux, les combats et les doutes qui l’assaillent lors de la réalisation de son premier long métrage sur l’engagement révolutionnaire des femmes, L’heure de la libération a sonné.
Avec humour, révolte et puissance, elle met au jour la violence des réactions provoquées par le film. Ses camarades militants lui reprochent de laisser trop de place au féminisme et pas assez aux luttes. Les féministes françaises lui reprochent d’avoir un regard « trop masculin » car son film montrerait trop d’armes. Et quand un cinéaste latino-américain salue son travail... c’est en lui disant qu’elle a « des couilles ».
En déployant une réflexion accessible et essentielle sur les systèmes de domination que constituent le patriarcat et le colonialisme, la cinéaste libanaise Heiny Srour affirme la nécessité d’articuler les combats.
Ce texte-manifeste bouscule et participe à outiller nos mouvements militants contemporains.








EN ATTENDANT OMAR GATLATO SAUVEGARDE


Regards sur le cinéma algérien (1979)
Introduction fragmentaire au cinéma tunisien (1979)
La Cinémathèque algérienne : laboratoire de la culture post-coloniale (2023)

De Wassyla Tamzali

Co-édition : Editions Motifs (Alger), Archives Bouanani (Maroc) et Talitha (Rennes)

Collection INTILAK, cinéma reconstitué, 2023

400p. 200 illustrations – 15 X 23 cm  
Graphisme : Louise Dib, Studio Chimbo

DISPONIBLE EN LIBRAIRIES

︎ Prix de vente : 25 e - 150 dhs - 3000 da 

Distribution/Diffusion : Serendip - Paon Diffusion

Pour commander et recevoir un exemplaire :
︎s’adresser à vos libraires (France, Belgique, Suisse, Maroc, Algérie)
︎ ou directement à talitha.contact@gmail.com (frais de port : 5 e)
︎Éditions Motifs (Algérie) 
︎Archives Bouanani (Maroc) 


︎ Pour en lire + sur le livre 









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“Si vous, Antillais, vous réussissez à donner à la France un Président pour tous les Français, un Président Noir comme moi je le suis, ce jour-là seulement je te remettrai, à genoux, mes plus plates excuses pour mes affirmations si souvent assénées quand à la faible considération voire au profond mépris que ces gens-là portent à votre soi-disant appartenance à leur citoyenneté française”.

Pièce suivie d’un entretien avec l’auteur. 

J’avais cette nécessité d’exprimer ma révolte d’Homme Noir. Cette pièce n’est absolument pas une pièce intellectuelle, c’est une pièce tripale, née d’un fort ressentiment, d’une grande révolte personnelle que je portais depuis ma plus tendre enfance. Révolte contre cette société blanche raciste qui exprimait son profond mépris à mon égard à chaque instant de mon existence…
Julius-Amédée Laou










    

Voyage Permanent est un recueil de textes et poèmes écrits en arabe, en français et en polonais par le cinéaste, poète et écrivain marocain Abdelkader Lagtaâ, des années 1960 au début des années 1980. L’ouvrage présente et contextualise son œuvre inédite comme un voyage permanent entre le Maroc et la Pologne ; entre guérilla linguistique, pratiques conceptuelles et poésie concrète ; entre ses activités militantes et son apprentissage du cinéma à l’école de Łódź ; entre le polonais, le français et l’arabe ; entre l’extrême gauche littéraire marocaine et les cercles de l’avant-garde artistique polonaise.

Une œuvre ancrée dans les luttes tricontinentales et les mouvements d’opposition au Maroc : quand réinventer le langage est une urgence à la fois poétique et politique, quand le poème est une arme. 











QUELQUES ÉVÉNEMENTS SANS SIGNIFICATION À RECONSTITUER


Quelques événements sans signification à reconstituer
Casablanca, 1974. Un Livre+Dvd en 4 actes : restaurer, ancrer, reconstituer, situer.

Edition Zamân Books.
Co-Edition (dvd) : Talitha

Un livre composé et dirigé par Léa Morin, avec une préface de Mostafa Derkaoui, et des textes de Ahmed Boughaba, Nadir Bouhmouch, Tarek Elhaik, Ali Essafi, Filmoteca de Catalunya (Rosa Cardona, Mariona Bruzzo et Esteve Riambau), Mohamed Jibril, Toni Maraini, Léa Morin, Marie Pierre-Bouthier, Noureddine Saïl, Rasha Salti et Monika Talarczyk.

Graphisme: Delhia Dondain et Tom Bücher, T&D Studio

220 pages format 22X28,5cm, avec 150 illustrations (couleurs et noir et blanc), issues notamment des archives de Abdelkrim Derkaoui.

Parution Novembre 2022 - 35,00 €

Avec le soutien du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) et du CNL (Centre national du livre).






En 1974, à Casablanca, les frères Derkaoui -de retour de Pologne où ils avaient étudié le cinéma pendant sept années -, commencent le tournage de leur premier long métrage : De quelques événements sans signification. Pour son premier film, Mostafa Derkaoui s’engage dans une esthétique radicale brouillant toute distinction documentaire/fiction. Une équipe de tournage engagée à la création d’un nouveau cinéma marocain interroge les passants sur leurs attentes quand un fait divers attire leur attention et les dévie de leur projet initial. Une nouvelle question émerge : que peut le cinéma ?

Bien que longtemps invisible et clandestin, en raison de son interdiction, le film est resté mythique dans l’histoire du cinéma marocain pour son tournage, qui a mobilisé toute une génération d’artistes et d’intellectuels marocains. Récemment retrouvé et restauré, De quelques événements sans signification peut enfin prendre sa place dans l’Histoire du cinéma et est reconnu aujourd’hui comme l’un des jalons manquants des nouveaux cinémas politiques des années 1970.

Loin de se cantonner à une histoire cinématographique, ce “livre-archive, livre-enquête, livre-action”, esquisse à partir des pistes multiples ouvertes par le film De quelques événements sans signification (1974) de Mostafa Derkaoui, une constellation de micro-histoires qui sont autant de réflexions et propositions de récits à faire émerger sur le Maroc culturel, artistique et politique de 1974.

L'ouvrage propose des contributions inédites (analyses, entretiens, articles, essais, discussions, lettre et récits) et des reproductions d’articles sur le cinéma marocain parus dans des revues d’époque (Souffles, Intégral et Cinéma 3). 


© Talitha, 2025