Projections

Programmation régulière aux Ombres Electriques (ex Bête Humaine) à Rennes, d’un cycle de séances pour penser le cinéma, ses techniques et pour interroger ses doubles (oeuvres inachevées, incomplètes, marginalisées ou restées à l’état brut de “rushes”). 

Projections en 16mm, 35mm et numérique. 











UN IMAGINAIRE DE LA PROJECTION

Jeudi 17 décembre 2020
Aux Ombres Electriques (Rennes)

De 𝘓𝘢 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘢𝘳𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘱𝘳𝘰𝘫𝘦𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦 au 𝘊𝘐𝘕𝘌𝘔𝘈 𝘏𝘖𝘙𝘚 𝘋𝘌 𝘓𝘜𝘐. Une soirée de films (35mm et 16mm)et de textes (lectures et table de documents) autour d'un 𝘐𝘮𝘢𝘨𝘪𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘗𝘳𝘰𝘫𝘦𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯.

︎Lecture de 𝘓𝘢 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘢𝘳𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘱𝘳𝘰𝘫𝘦𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦 de Erik Bullot (Trafic n°92 - 2014)

︎Performance de 𝘍𝘰𝘳𝘦𝘷𝘦𝘳 𝘍𝘪𝘭𝘮 de Peter Miller (35mm, 2006, silencieux, 20 min).
Deux bobines de film 35mm. Deux projecteurs. Un projectionniste projette et rembobine les deux mêmes bobines. L’écran devient miroir. Le public est incité à se déplacer dans l’espace. Une performance et sa vision filmée. Identique. Dédoublée.
Distribution : Light Cone

︎Projection en 16mm de 𝘈𝘯𝘦𝘮𝘪𝘤 𝘊𝘪𝘯𝘦𝘮𝘢 de Marcel Duchamp (1925-1926, muet, 7 min).
Unique expérience cinématographique de Marcel Duchamp, réalisée en collaboration avec Marc Allegret et Man Ray. Un film en spirale, en anagrammes et calembours, en boucles et en relief.
Distribution : Cinédoc Paris Films Coop

︎Projection en 16mm de 𝘔𝘦𝘴𝘩𝘦𝘴 𝘰𝘧 𝘵𝘩𝘦 𝘢𝘧𝘵𝘦𝘳𝘯𝘰𝘰𝘯 de Maya Deren et Alexander Hammid (1943, 14 min)
Œuvre majeure de l’avant garde cinématographique, travail le plus influent de Maya Deren, cinéaste féministe et radicale, à la fois artiste, poète et anthropologue. Le film est un rêve d’évasion. Des personnes, lieux, concepts, situations et objets se juxtaposent et se dédoublent, entre imaginaire et réalité.
Distribution : Cinédoc Paris Films Coop

︎Documents et textes courts de Vertov, Duchamp, Maholy Naguy, Léger, Artaud, Lemaître, (etc) autour de « l’imaginaire de la projection ».




Anemic Cinema, Marcel Duchamp, 1925-1926


Meshes of the Afternoon, Maya Deren, 1943




BOLEX 16 mm

Rencontre avec Vincent Sorrel
Samedi 1er février à 19h
La Bête Humaine (Rennes)

La Bolex H 16 a été conçu entre 1931 et 1935, utilisée par les cinéastes expérimentaux du monde entier jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi et comment cette caméra "amateur" est-elle devenue si expressive ?

A partir d’une recherche conduite à l’Université de Lausanne, Vincent Sorrel (chercheur et cinéaste), ouvre la machine et ses archives pour faire le lien avec les films.

Discussions et projections 16mm de :

 ︎ BOUQUETS 1-10 de Rose Lawder, 1994-95, 11min
Structurées dans la caméra lors du «filmage», selon des modalités élaborées progressivement dans mes précédents films, ces recherches se développent pour composer un bouquet filmique d'images cueillies chaque fois dans un même site, à différents moments. Ces bouquets d'images sélectionnées et tissées en ordre alterné comportent aussi quelques photogrammes adventices qui, telles des «mauvaises» herbes, peuvent être nuisibles ou utiles, selon les circonstances.

 ︎ NOTES ON THE CIRCUS de Jonas Mekas, 1966, 12min
Jeux de vitesses et de couleurs, surimpressions, ellipses : une vision cinématographique du cirque singulière et enchantée.
"Ringling Bros. Filmé en 1966, périodes (cirque à trois pistes), couleurs, mouvements et mémoires d'un cirque. Monté dans la caméra (un exercice de structuration instantanée). Musique de la Jug Band de Jim Kweskin (on peut aussi le regarder silencieusement).
Dédié à Kenneth Anger qui m'a fourni une provision de films Ektachrome dans l'un de mes nombreux moments difficiles." (Jonas Mekas)

 ︎ CASSIS de Jonas Mekas, 1966, 5min
Portrait du port de Cassis (au sud de la France). Seurat et Churchill avaient l'habitude de peindre là. Tourné en un jour, image par image, juste avant l'aube et jusqu'au couchant.







Jonas Mekas et sa caméra Bolex





REPRISE DE PRISME 2 ARGENTIQUE DU FUTUR

Jeudi 12 décembre 2019 à 19h
La Bête Humaine (Rennes)

Reprise de la programmation Laboratory Aim Density (L.A.D) du Festival Prisme 2 organisé par Mire (Association de cinéma expérimental et d’image en mouvement à Nantes).

︎ Laboratory Aim Density (L.A.D)
Inventer, inventorier. Sonder, archiver, superposer. Capturer. Détruire.
Traverser un monde en décomposition.
Ressusciter un bâtiment célèbre.
Scruter les entrailles d’une télévision. Regarder des pistes sonores.
Arrêter le temps. Construire un film-feu. Contempler.
Des films pour explorer le spectre infini des possibles du support argentique.

Séance présentée par Antoine Ledroit (Mire).
►Performance et films de Mire
► Churubusco Inventory - Elena Pardo (LEC, Mexico)
2019 / 16mm vers vidéo / 7'
►Les Petits Outils - Emmanuel Piton (Labo K, Rennes)
2018 / 16mm vers vidéo / 11’
►Les Chutes du Tripode de Gérémy Lelièvre (Mire, Nantes)  2018 / 16mm / 2’
►Capture d’écran de Loïc Verdillon (MTK, Grenoble)
2018 / 16mm / 7’
►Bathers de Douglas Urbank (AGX, Boston)
2019 / 16mm / 3’
►The Mulch spider’s dream de Karel Doing (Film in Process, Londres)2018 / 16mm / 14’
►Let’s look at Florida de Hogan Seidel, Amanda Justice, Amber Vistein (Floride) 2018 / 16mm / 6’
►Sir Bailey de Matthew Ripplinger (Niagara Custom Lab, Toronto) 2018 / 16mm / 8’
►El Tiempo suspendido de Marta Valverde (Nigrán)
2017/ super 8 vers vidéo / 3’
►Rebenty, film collectif (Mire, Nantes; L’Abominable, la Courneuve) 2018/ 16mm / 5’
►Grabados del Ojo Nocturno de Jean-Jacques Martinod (Niagara Custom Lab, Toronto) 2016/ 16mm / 7’
►Limen de Kathryn Ramey (AGX, Boston)
2019/ 16mm / 12’
►Rites of Resistance de Miki Ambrózy (LABO BXL, Bruxelles; MTK, Grenoble; L’Abominable, la Courneuve)
2017/ 16mm / 20’





Les Petits Outils - Emmanuel Piton (Labo K, Rennes)



COMMENT VIS-TU ?

Samedi 30 novembre 2019 de 10h à 22h
La Bête Humaine

Journée de rencontres et projections autour du film "Chronique d'un été" (Jean Rouch et Edgar Morin, 1961) et de ses doubles.

Avec Monique Peyrière (Chercheure et enseignante, Centre Edgar Morin / Université d'Evry).

En partenariat avec Comptoir du Doc pour la clôture du Mois du Film Documentaire.

" Nous sommes au début juin 1961, un an après avoir commencé "Comment vis-tu ?". Le film s'appellera définitivement "Chronique d'un été" bien que cela ne reflète pas le sujet. Mais là dessus, Argos a décidé. "Comment vis-tu?" fait télévision paraît-il. "
Extrait de Chronique d'un film de E. Morin dans Chronique d'un été, de Morin et Rouch, Interspecta 1962, Editions de l'Aube 2019








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